MUSIQUE AU LEMAN 2014

Leonard BERNSTEIN

Compositeur, chef d'orchestre, pianiste et pédagogue

Bernstein fait ses études à l'université Harvard jusqu'en 1939, puis rencontre les chefs d'orchestre Fritz Reiner, Dimitri Mitropoulos, puis Serge Koussevitzky dont il devient l'assistant en 1940 à Tanglewood. Il est nommé chef assistant de l'Orchestre philharmonique de New York en 1943 avant de revenir à Tanglewood afin de diriger et d'enseigner à partir de 1951. En 1954, il devient célèbre en dirigeant le Symphony of the Air Orchestra à la télévision lors de la célèbre série d'émissions Omnibus (Émission télévision) (en). De 1958 à 1973, il présente les Young People's Concerts à la télévision, émissions au cours desquelles il démontre toutes ses qualités de pédagogue auprès des enfants qui découvrent la musique classique de manière ludique. Il est nommé directeur musical de l'Orchestre philharmonique de New York de 1958 à 1969 et acquiert une réputation internationale d'une part comme chef d'orchestre et d'autre part comme compositeur notamment de la comédie musicale West Side Story (1957). Chef d'orchestre réputé pour son énergie fulgurante tant aux répétitions qu'aux concerts, il a dirigé les plus grandes formations de ce monde : outre le Philharmonique de New York, il a dirigé également très fréquemment l'Orchestre philharmonique d'Israël, l'Orchestre philharmonique de Vienne (où il eut du mal à faire accepter la musique de Mahler), l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre symphonique de Londres, l'Orchestre symphonique de la radio bavaroise et l'Orchestre national de France. Il n'eut qu'une seule collaboration avec l'Orchestre philharmonique de Berlin, dont témoigne l'enregistrement live de la 9e symphonie de Mahler en 1979. Il était à l'aise dans tous les répertoires, avec une prédilection pour Gustav Mahler.

Un enregistrement de 1983 à la tête du Philharmonique de Vienne le montre dirigeant la symphonie en sol de Haydn.... Sans attendre les rappels, maître Bernstein lève la baguette et reprend, en bis, l'Allegro con spirito final. Puis il baisse les bras, les croise, et décide de diriger le mouvement sans un geste. Rien dans les mains, tout dans les yeux, pour le plus grand plaisir du réalisateur Humphrey Burton.

Voici une interprétation de l'ouverture de Candide par le maître lui-même